Holidays.

26 Août

Atterrissage.
Tu sors avec ton pull bien trop chaud mais qui t’a pourtant été si utile dans cet avion sur-climatisé. L’humidité te boucle tes cheveux, ton jean se colle à tes cuisses et tu regrettes ta robe laissée dans ta valise. Les vacances commencent, et tu sens que cet été la « shrana » sera là.
Tu te perds dans cet aéroport si grand et lumineux, une fontaine harmonise féériquement le tout et le rendu t’emmènes déjà si loin.
Tu te surprends à t’attarder sur tout ces écriteaux et leurs caractères si spéciaux à tes yeux, tu rentres dans un taxi et t’amuses avec cette langue que tu ne pratiques que deux semaines dans l’année.
« darka fraisheur blata » ça y est tu es bel et bien devant le mcdo où rien ne te sera interdit, tous ces jeunes, ça te fait sourire, c’est la même chose tous les ans mais pour toi ça reste l’endroit où tu te sens le mieux, sur cette tayeleth que tu as si souvent traversée.
Tu te promènes dans le souk, les saveurs se mélangent, malgré la chaleur quelque fois étouffante, tu prends le temps de flâner et d’apprécier tout ce qui t’entoure. Tu t’achètes pleins de babioles inutiles mais que tu ne trouves que là-bas alors forcément elles auront pour toi une valeur particulière.
Tu retrouves des membres de ta famille qui te racontent leur vies sur la terre sainte. Ca n’a pas l’air si simple, alors qu’à première vue, pour toi, mise à part la mentalité de certains, rien ne te paraît dur à Tel Aviv. On te parle de la guerre mais tu n’écoutes qu’à moitié, ça te paraît loin, insensé, inconcevable car comme tous tu es entré dans cette bulle de bonheur, de respect, de solidarité mais surtout de tolérance et pour toi aucune bombe ne saura atteindre ce petit paradis.
Plus paradoxale encore, tu ne t’es jamais sentie aussi en sécurité que là-bas, dans cette ville qui ne dort jamais, les soldats et leurs uniformes sexy seront là pour te protéger et t’emmener passer la plus belle soirée de ta vie. Sur la plage tu le retrouveras lui et tout tes amis qui ont cette année encore répondu présents à la mer ou au banana beach.
Chaque rue t’amène le sourire et te rappelle un souvenir…
Mais c’est déjà la fin, les larmes aux yeux tu te décides à rentrer chez toi, à Paris, làbas où comme dirait Goldman « même tes rêves sont étroits ».
Décollage.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :