Ecrire ou Sourire.

9 Mar

J’ai toujours aimé écrire sur moi, sur ma vie et ses péripéties. Je prends plaisir à rédiger de longs articles et être lue par ceux qui m’entourent mais aussi par ceux qui me découvrent. C’est mon défouloir, je vide mon sac à travers mes mots. Mais depuis quelques temps, je dois vous avouer que mes feuilles ont du mal à se noircir. Je ne trouve rien à raconter, aucunes idées susceptibles de vous intéresser. Vous allez rire, mais même les relations sentimentales qui me semblaient si compliquées n’ont pour moi plus aucun intérêt. Je suis devant mon écran et mes doigts hésitent sur mon clavier.

Je pourrais essayer de vous parler du bonheur que je vis à ses côtés mais c’était plus simple avant. Là, j’aurais peur de vous ennuyer. J’en avais des choses à déballer quand le timing était mauvais. Je savais écrire quand je doutais, que mes doigts étaient mordus par les regrets et que mon sourire faisait la gueule.

J’avais aucun soucis à vous parler des mes ruptures, de mes remises en question sur ma vie bordélique, de mes crises existentielles sur les hommes et mes mauvaises décisions. Mais là, plus rien. J’aurais voulu être inspirée, vous écrire combien les mecs sont nazes, que je suis mieux seule, moi la fille fière, indépendante et qui n’a besoin de personne. Mais, ce serait si faux.

Alors, j’ai aussi tenté de le provoquer, de lui prendre la tête pour pouvoir être au plus mal, ressentir cette atroce sensation que rien n’est joué et que tout peut s’écrouler du jour au lendemain. Je me suis imaginée sans lui, sans cette jolie histoire dans ma vie. Bon ok, je suis une menteuse amoureuse : j’en suis incapable. La vérité c’est que même si je me suis fâchée avec ma créativité, je n’échangerais pour rien au monde mes yeux qui brillent pour une chronique de fille désespérée.

La solution idéale ce serait de pouvoir justifier mon sourire à travers de longs paragraphes, mais je ne préfère pas tenter. On gâche de si beaux sentiments en cherchant à poser des mots dessus.

K

Ravagé.

27 Oct

Ce gars là sort beaucoup trop, passe du temps avec ses potes, playstation et boîte de nuit, il occupe son esprit. Adepte des coups d’un soirs, pas le temps de s’attacher ni de se laisser aller à rêver mieux, il s’est convaincu qu’il était bien comme ça, qu’il était mieux. Parvenu à trouver un bonheur superficiel à des relations qui le sont encore plus. Etre inaccessible auprès des femmes, voilà ce qui était devenu son nouveau jeu.

« Je suis jeune, j’ai toute ma vie pour vivre comme un vieux, aujourd’hui je veux en profiter. Tomber amoureux ? Jamais »

Jamais? Non, évidemment. C’est la raison pour laquelle il est devenu ce personnage dans lequel il se cherche encore. Encore adolescent, il s’est brulé le coeur avec elle. Son premier amour. Elle était sa vie, son souffle, sa raison de sourire, un amour passionnel qui a tué sa sensibilité petit à petit. Après une idylle de rêve ou ce couple avait frolé l’idéal de ce qu’ils s’étaient représenté de l’amour vrai, l’unique. Un soir, son ange était partie. Selon elle, « c’était compliqué,tout avait changé, ils étaient trop jeunes, que peut être plus tard mais pas maintenant. » Ce discours si interminable c’était conclut par le fait qu’elle n’était plus sure de l’aimer. Ca l’avait tué. Si peu figuré, son coeur s’était arrété, un coup de couteau semblable à un électrochoc. Comment c’était possible, pour lui qui avait son coeur qui battait la chamade à chaque fois qu’elle souriait. Ce mec aurait donné sa vie pour que sa princesse l’aime à nouveau, qu’elle le regarde avec ses yeux d’avant, jamais il n’avait aimé comme ça et il ne voulait plus aimé de cette façon quiconque entrerait à nouveau dans sa vie.
Il était guérit de l’amour, guérit de ce sentiment qui l’avait transformé en bout de bois froid et au coeur de pierre.

Alors en attendant, de réaimé à nouveau son coeur s’était refermé, parti à la conquête d’une vie plus sure, moins fragile et sans crainte. Alors bien sur, ce grand seducteur joue avec le feu, répète tous ces jolis mots dont il ne disait qu’à elle, touche des corps dont il se fout, sans qu’à aucun moment, il ne cesse d’y repenser.

Sans jamais se l’avouer ni à lui ni même aux autres : il l’attend. Il l’attendra tout le temps, car pour lui cesser d’attendre ça aurait été réalisé que c’était fini.

K..*

Looser Boom.

23 Oct

On nous a appris à aimer. Certains nous ont vendus du rêve avec des contes de fée , des princesses et leurs sourires tout à l’endroit grâce à cette fameuse bague au doigt. Punaise de symbole : cette putain d’alliance qui est censée représenter tellement de valeurs. Celle de la fidélité et de l’éternité. L’éternité : durée si erronée quand on en voit les statistiques de nos jours ! 1 mariage sur 3 qui finit en divorce. Et la fidélité est devenue une vraie blague car on n’arrive plus à offrir notre confiance. Putain de génération qui détraque tous nos beaux principes. Je vous boycotte vous et votre lacheté. Un couple qui s’engage ce n’est pas pour reculer à la moindre épreuve. Le divorce s’est tellement banalisé que plus rien ne choque. Mais c’est à cause de vous qu’on ne se marrie plus, ou beaucoup moins. Je ne vous veux pas comme modèle. Les femmes sont méfiantes et n’arrivent plus à croire que Julia roberts est passé du stade « teu-pu » à celui de princesse grâce au mariage ! Oui, de nos jours tout le monde a bel et bien le sentiment que cette époque est révolue et que richard Geere s’est juste tapée la jolie bimbo et l’a ramenée sur son trottoir.

Bande de teubés vous avez tué l’amour.

K..*

Démons de Minuit.

6 Oct

1h du matin. Classe. Tu rentres dans cette boite de nuit ou tu es VIP. Tes cheveux sont lisses, tu bombes ta poitrine, perchée sur tes talons aiguilles, les seins mis en avant par ce décolleté plongeant. Tu souris, tu te sens belle et reine de la soirée qui ne fait que commencer. Tu rentres. Le monde est à toi.

3h du matin : Tu as passé ta nuit à boire, et à rire. Ces dents trop blanches, ce sourire sonne faux. Tu danses, monte sur le podium, un verre de champagne à la main, une cigarette dans l’autre. Tu cries fort, tu fermes les yeux, ta tête tourne. Tu lances des regards appuyés à des mecs que tu ne reverras jamais, tu t’approches d’eux, les frôle, les charme, pour toi tout ça n’est qu’un jeux. Ce n’est pas vraiment toi. : c’est la nuit.
Tu attrapes tes copines, les embrasse, choppe un mec, tu l’embrasses lui aussi. Tu rigoles. Trop fort. Il y a tellement de monde, les gens se frôlent, se poussent, on te prends la main, tout le monde te touche.
Rien n’est pareil quand dehors il fait noir, l’atmosphère est différente quand ta vie est éclairée par une boules à facettes et des spots qui chauffent ta peau.
Encore une cigarette.

5h du matin : tu t’assois sur le trottoir, les cheveux relevés et noués dans un chignon en bataille qui n’a pas de forme. On t’a appelé un taxi, tes pieds explosent dans tes chaussures si hautes. Ton noir a coulé, tout comme ton image, ta fierté et tes valeurs. Tu fais peur. La nuit passée à essayer d’oublier. Ou de compenser. Des heures à tenter de te convaincre que tu es heureuse.
Dans ce monde superficiel, tu vas rentrer chez toi. Et tout en te réveillant avec ce mal de crane que tu connais si bien, tu allumeras ton ordinateur et posteras les photos prises la veille. Les quelques commentaires où l’on dit de toi que tu es jolie te rassureront.

Le mal de crane est trop présent, tu te rendors. Seule.

Tu souhaites leur montrer que ta vie est top, que tes yeux pétillent eux aussi. Mais ouvre les yeux : seul ton champagne a des bulles.

Ta vie n’est qu’une fake.

Des dates, des dates mais pourquoi il veulent des dates ? Ils sont fous ou quoi ?

26 Sep

First date avec le nouveau Jules. L’angoisse. Le risque est pris, on ne peux plus revenir en arrière.
Enfourché par ce plan on se pose mille questions mais il est déjà trop tard.
Puis, il fallait bien que ça arrive , trois semaines que le futur Roméo fait vibrer votre portable toutes les 5 minutes!

Quelle tenue vais-je porter ? C’est délicat. Le mec ne doit pas avoir l’impression que pour ce first date tu t’es donnée autant que pour la barmitsva de Simon ! Et en même temps ne pas y aller trop « à la cool » au risque de vexer Mr et son égo de ne pas avoir fait d’efforts et de passer pour la demoiselle qui ne fait pas attention à elle.

Jour – J.

Ca y est, l’armoire est vide, les vêtements empilés sur le lit, vous êtes prêtes à partir. Vous êtes en retard évidemment mais rien de grave, on vous a dit un jour qu’il était préférable de se faire désirer. Puis sur le chemin vous pensez aux conversations que vous allez aborder, les choses à ne pas dévoiler mais qui au final seront les premières à être dites, tant vous les avez en tête.

Il est là, assis sur la terrasse d’un café, il vous attend, votre coeur bat la chamade, vous essayez d’avancer d’un pas décidé pour ne rien laisser paraître. Vous souriez et vous embarquez vers l’inconnu.

Peu importe que ce rendez vous soit une vraie catastrophe intergalactique ou le plus beau moment de votre vie, quoi qu’il arrive vous serez tous les deux maladroits, si peu naturels et pourtant si heureux d’être dans cet état si rare et subtil que sont les premières émotions d’une rencontre.

K..*

une étoile.

14 Sep

Elle a passé sa vie à ses côtés, ensemble ils ont appris à s’aimer à se faire confiance. Ils se sont engueulés souvent. Très souvent même. Parfois ils ne se supportaient plus. De temps en temps elle le détestait. Elle regrettait le mariage, le « oui » plein d’émotions déclaré à la mairie, la nuit de noce, et toutes celles d’après, leur rencontre, les premiers baisers échangés, les regards en coin plein d’ambigüité. Puis vinrent les enfants, ils ont appris à les élever ensemble, même si ils entraient souvent en conflits. Elle le trouvait trop dur. Et lui, ne supportait pas d’avoir sans cesse le rôle du méchant. Jaloux de leur relation, un peu envieux. Lui aussi, il aurait aimé rester des heures au téléphone. C’est sur à la maison on le craignait, il en imposait. Il était le pilier de la famille, l’homme de la maison. Cette autorité qu’il avait du mal à maitriser, ca l’énervait. A elle.
Cette jeunesse perdue, cette routine installée. A présent les enfants avaient grandit, à présent elles étaient parties. Leurs lits de petites filles s’étaient transformées en chambre d’amis. Un grand vide. Ils redevenaient un couple, ils riaient, de temps en temps, et là encore ils se criaient dessus. Très souvent.
Après tant d’années de vie commune, tant de souvenirs, tant d’habitudes, tant de connexions, tant de pensées partagées, des senteurs qui les ramenés simultanément en Algérie, tant de moments passés ensemble à refaire le monde, à parler de tout, puis surtout de rien. Tant d’inquiétudes à 2, pour un des enfants qui va mal, pour des problèmes d’argent, de santé de travail. Tant d’obstacles évités, de sourires retrouvés, de larmes versées, de fous rires à en pleurer.

Toute une vie bouleversée. A présent elle lui en voulait. La laisser seule ne faisait pas partie du programme. Il lui a faussée compagnie, elle doit tout réapprendre. Aller de l’avant. Sans l’amour de sa vie à ses côtés.
C’est la vie, on le sait. Mais on a beau s’y attendre, c’est toujours bien pire.

K..*

Holidays.

26 Août

Atterrissage.
Tu sors avec ton pull bien trop chaud mais qui t’a pourtant été si utile dans cet avion sur-climatisé. L’humidité te boucle tes cheveux, ton jean se colle à tes cuisses et tu regrettes ta robe laissée dans ta valise. Les vacances commencent, et tu sens que cet été la « shrana » sera là.
Tu te perds dans cet aéroport si grand et lumineux, une fontaine harmonise féériquement le tout et le rendu t’emmènes déjà si loin.
Tu te surprends à t’attarder sur tout ces écriteaux et leurs caractères si spéciaux à tes yeux, tu rentres dans un taxi et t’amuses avec cette langue que tu ne pratiques que deux semaines dans l’année.
« darka fraisheur blata » ça y est tu es bel et bien devant le mcdo où rien ne te sera interdit, tous ces jeunes, ça te fait sourire, c’est la même chose tous les ans mais pour toi ça reste l’endroit où tu te sens le mieux, sur cette tayeleth que tu as si souvent traversée.
Tu te promènes dans le souk, les saveurs se mélangent, malgré la chaleur quelque fois étouffante, tu prends le temps de flâner et d’apprécier tout ce qui t’entoure. Tu t’achètes pleins de babioles inutiles mais que tu ne trouves que là-bas alors forcément elles auront pour toi une valeur particulière.
Tu retrouves des membres de ta famille qui te racontent leur vies sur la terre sainte. Ca n’a pas l’air si simple, alors qu’à première vue, pour toi, mise à part la mentalité de certains, rien ne te paraît dur à Tel Aviv. On te parle de la guerre mais tu n’écoutes qu’à moitié, ça te paraît loin, insensé, inconcevable car comme tous tu es entré dans cette bulle de bonheur, de respect, de solidarité mais surtout de tolérance et pour toi aucune bombe ne saura atteindre ce petit paradis.
Plus paradoxale encore, tu ne t’es jamais sentie aussi en sécurité que là-bas, dans cette ville qui ne dort jamais, les soldats et leurs uniformes sexy seront là pour te protéger et t’emmener passer la plus belle soirée de ta vie. Sur la plage tu le retrouveras lui et tout tes amis qui ont cette année encore répondu présents à la mer ou au banana beach.
Chaque rue t’amène le sourire et te rappelle un souvenir…
Mais c’est déjà la fin, les larmes aux yeux tu te décides à rentrer chez toi, à Paris, làbas où comme dirait Goldman « même tes rêves sont étroits ».
Décollage.

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